26/01/2008

Créativité, indissociable de l'innovation

Session de Créativité,

l’outil idéal pour passer de l’Idée à l’Innovation

  
 ¨       Introduction 

Une situation, un travail ponctuellement sous pression, un cadre décontracté, un sentiment, une personne sont autant de stimuli pour la faculté que nous avons d’émettre des idées et ainsi d’attiser notre sens de la créativité. Il ne suffit pas d’être créatif encore faut-il orienter la ou les idées vers un objectif à atteindre qui confère logiquement à l’Innovation tout son sens.  Cette Innovation qui fait appel à la créativité de tous mais surtout également à la gestion des idées qui en découlent. Si la créativité au sens large semble parfois être innée, les idées qui en ressortent sont quant à elles réfléchies et certaines seront porteuses pour l’objectif fixé. La session de créativité a pour objectif de marier à la fois la faculté que nous avons tous d’être créatif, avec une organisation et une sélection des meilleures idées qui formeront la base ou les lignes directrices d’un projet innovateur.  

¨       Créativité bicéphale 

Certaines études
[1] tentent de montrer que la créativité artistique serait issue de l’activité de la partie droite du cerveau alors que la créativité « raisonnée », établie sous un esprit d’analyse et un sens logique proviendrait de l’activité de la partie gauche du cerveau. 
C’est ainsi qu’on distinguerait en créativité, dans un groupe de personnes, des cerveaux gauches et des cerveaux droits.  Les cerveaux droits sont d’habitude minoritaires et considérés dans les milieux de travail traditionnels où prédominent les cerveaux gauches, comme des atypiques et marginaux. Ces mêmes études montrent également que dans les lieux publics comme les réfectoires, les cafétérias, les types « cerveaux gauches » se retrouvent spontanément entre eux et les « cerveaux droits » font de même, pour des questions d’affinité et de partage d’intérêts. En terme de production d’idées, les cerveaux droits favorisent la liberté d’esprit dans un cadre décontracté surtout en vogue dans les boites de publicité et de création artistique.  Tandis que les cerveaux gauches favorisent l’apprentissage par des techniques de créativité appropriées en vogue dans les grandes organisations et dans les milieux riches en ingénieur(e)s. En matière d’Innovation, l’idéal personnel et lors d’une session de créativité est d’arrivé à un juste équilibre entre les deux types de cerveaux.  Il est d’ailleurs préférable lors d’une session de créativité de rassembler des personnes issues de milieux ou de métiers « différents », ayant des connaissances différentes mais aussi des formes de créativité différentes.  

¨       Créativité et PME : une arme à double tranchant 

Il n’est plus à démontrer aujourd’hui que la créativité et l’innovation sont essentielles au dynamisme et à la compétitivité des entreprises.  En effet, actuellement, la capacité d’inventer constitue la seule manière d’avoir un avantage concurrentiel durable.
 L’imagination et les compétences créatives ne doivent plus être considérées comme des facultés fantaisistes réservées à quelques illuminés de l’entreprise.  Bien au contraire ces facultés doivent habiter le quotidien de la vie professionnelle et sont indispensables pour anticiper les changements ou débloquer des situations figées.  Une entreprise qui n’innove pas n’a désormais plus d’avenir ! Vous l’aurez compris, la créativité est une condition préalable à la réussite d’un processus d’innovation qui est loin d’être réservé exclusivement « aux inconditionnels de l’idée géniale ou encore aux spécialistes de l’invention ».  La créativité est un capital-idées remarquable que l’entreprise en général sous exploite car elle part du principe que créativité rime uniquement avec marketing, publicité, mais pas avec gestion des stocks, comptabilité, gestion informatique, ergonomie, processus,… . Si la créativité est indispensable pour Innover, la communication l’est tout autant.  Une entreprise innovante est une entreprise où l’information verticale et horizontale circule bien.
« On peut comparer l’innovation à un système de tuyauterie.  Une entreprise innovante est une entreprise qui est équipée d’une bonne tuyauterie capable de faire circuler aisément l’information.  S’il y a en plus de la pression dans les tuyaux, il y a de la créativité.  Les deux sont nécessaires. »
(Le Management des idées, Luc de Brabandère)
 
Néanmoins, la créativité peut effectivement devenir néfaste ou dangereuse si elle n’est pas gérée.  Certaines entreprises ont disparu car elles avaient trop peu de créativité, et d’autres, au contraire parce qu’elles en avaient trop.  Le secteur de l’ICT est assez démonstratif à ce sujet. La difficulté consiste donc à trouver le juste équilibre entre le trop et le trop peu. Il n’est pas toujours facile de faire de la créativité au quotidien car quelques difficultés surmontables peuvent venir perturber la créativité en entreprise. 
En voici quelques exemples :
-         Les systèmes normatifs tels que l’ISO 9000/2001, l’ISO 14001, les normes BRC, un système HACCP, etc… : on pense souvent à tort qu’une pratique normative n’est soit pas compatible ou représente un frein à l’innovation.  Que du contraire, un processus d’innovation s’il est conduit avec rigueur au sein du canevas du système qualité par exemple peut même apporter de notables améliorations à ce dernier et résoudre ainsi des problèmes qui semblaient insolvables.  C’est ainsi que la créativité peut parfois résoudre d’importants coûts de non-qualité ou environnementaux. 

-         Le fossé entre les chercheurs en R&D et les exigences du client : il existe bien souvent une barrière de compréhension entre les chercheurs et les clients, PME manufacturières traditionnelles.  L’organisation d’une session de créativité permettrait de rapprocher les chercheurs des besoins des clients afin qu’ils pensent en terme de solution concrète à des problèmes de production industrielle. 

-         La diversification des PME : une PME axée sur les nouvelles technologies sera fortement impliquée en R&D et la communication entre chercheurs et les départements commerciaux en sera facilitée.  Par contre une PME plus traditionnelle se frottera beaucoup plus difficilement au changement… et pourtant, les technologies évoluant, il lui faudra explorer d’autres possibilités de développement, c’est-à-dire innover afin de faire face parfois à une féroce concurrence. 

La nécessité à l’innovation a fait apparaître des changements dans l’organisation du travail et la structure interne de bon nombre d’entreprises tels la liberté de penser, la liberté d’agir, le droit au refus, l’autonomie en temps et argent, l’apprentissage interactif, le team spirit, etc… .  Les changements se notent également par la présence accrue de nouveaux capitaux/risques, de nouvelles percées technologiques, de spin-off et start-up plus nombreuses.  


¨       En quoi consiste une session de créativité ? 

L’innovation est dans 90 % des cas stimulée par un besoin de l’entreprise qui se traduit généralement par le fait de trouver la solution la plus idoine a un problème donné.  Les 10 % restants sont ce que j’appelle des innovations par accidents, fruit d’un accident de parcours.  En effet dans l’histoire des Sciences, de nombreuses percées scientifiques et technologiques ont vu le jour « par accident » ou pour être plus exacte, certaines recherches axées sur un objectif ont ouvert des portes différentes insoupçonnées qui ont donné lieu a de grandes innovations.
Le besoin, stimulus à l’innovation est souvent née à travers un contact avec un client, avec le besoin et/ou les exigences du client.   
La session de créativité consistera à mettre autour d’une table des personnes aux compétences diverses, aux fonctions diverses, de tous les niveaux dans l’entreprise, internes et externes à l’entreprise afin de trouver une solution innovante au besoin du client.  Le groupe ne pouvant idéalement pas dépasser 10 personnes.  Dans le cas contraire, il est préférable de composer deux groupes indépendants l’un de l’autre.  L’exemple type est de rassembler autour de la table, le client, le ou les chercheurs, le responsable production, le ou les techniciens machine, une personne du marketing ou un technico-commercial et parfois le patron de l’entreprise. La session est gérée par un animateur qui s’assure d’une part à ce que le groupe ne dévie pas trop de l’objectif à atteindre et d’autre part à ce que certaines personnes ne s’approprient le monopole de la parole. 
Dans le même esprit, il est important à veiller à un équilibre entre « les cerveaux gauches » et « les cerveaux droits ».  Pour ce faire, un petit questionnaire sera distribué au préalable afin d’avoir un aperçu du type de créativité majeure développée par les différents protagonistes.
 Dans la mesure du possible, on tachera également de respecter une parité hommes/femmes.  Il est également très important de supprimer toutes possibilités de pressions hiérarchiques, sans quoi la session en serait faussée. 
C’est pourquoi, généralement, il est préférable dans un premier temps, de ne pas faire participer le patron de la PME ou des personnes influençantes sur les autres de par leur fonction.
 Il existe différentes techniques permettant lors de la session de créativité d’optimaliser la production d’idées de chacun des participants.  Toutefois, avant de commencer le processus, il faut bien circonscrire un thème ou un problème qui durant toute la session devra rester bien en tête : l’animateur y veillera.Une fois l’objectif bien défini, l’animateur guidera le groupe à travers quatre étapes.   

1.      La première a pour objectif de stimuler chez chacun des participants l’expression des idées.  Pour ce faire l’animateur amènera les participants, à l’aide de mots-clefs, de petites phrases, d’images, etc.…, à produire le plus grand nombre d’idées possibles en rapport avec l’objectif prédéfini.  Cette étape est dite celle de la pensée divergente.

2.      La deuxième étape aura pour mission de trier et classer toutes les idées émises dans différentes catégories définies par l’ensemble du groupe et ceci se fera sous forme de débat.  On y distinguera les idées réalistes et irréalistes en prenant le facteur de la faisabilité dans l’état des connaissances actuelles.  Cette étape est dite celle de la pensée convergente et c’est lors de cette étape que prennent forme les idées innovantes.

3.      L’avant-dernière étape consistera a traduire les idées réalistes en terme de projet et à donner un titre au projet. 

4.      La dernière étape permettra de classer par ordre de priorité les ébauches de titres de projets et ceci en fonction des besoins de l’entreprise ou du client, en fonction des moyens de l’entreprise ou en fonction des budgets et délais.


[1] ADRIQ, session n° 5, le 17 mars 1995


Céderic Doutrelepont

22:14 Écrit par Soif de Savoir dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : creativite, innovation, idee, concurrence, challenge, marche |  Facebook |

17/01/2008

Brûler des cadavres pour réchauffer l'atmosphère

Oui, ils l'ont fait... Je ne suis pas convaincu que le Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI) soit des plus intéressant mais il fallait oser...
Bientôt ils toucheront même des certificats verts pour leur production d'électricité...
Il est vrai que des incinérateurs d'ordures ménagères au crématorium, il n'y a qu'un pas...tout est une question de transformation d'énergie.
Si Hitler avait connu la cogénération, il aurait sûrement revu son business case quand il a programmé le massacre des millions de juifs... C'est plutôt d'un goût très douteux et je pense que même s'il est vrai que nous sommes que poussières et énergie, le "Sacré" humain rattaché à des us et coutumes doit garder sa place et ne pas être banalisé à l'extrême.  L'argument utilisé par le brillant penseur ne fait que cacher des avantages mercantiles. 
Dans un soucis environnemental, allons-y gaiement et proposons de récupérer les dents en or, les prothèses et autres métaux nobles ou lourds, les os commes amendements dans l'agriculture et faisons fermenter les restes en anaérobiose pour produire du biogaz...
Bref, vous l'aurez compris, je trouve cela vraiment déplacé.

A méditer.

Cedmind

Article paru dans le Courrier International ci-dessous

Ultime recyclage

Voilà des morts qui tiendront chaud. La municipalité de Tameside, près de Manchester, compte utiliser l’énergie produite par la crémation des défunts pour chauffer les familles rassemblées autour de leur cher disparu. L’énergie générée par les cadavres permettra d’alimenter la chaudière et d’éclairer la chapelle du crématorium de Dukinfield. Mais la municipalité reconnaît que le sujet est “sensible”. “Nous ne voulons heurter personne”, confie Robin Monk, qui promet de consulter le clergé et les habitants avant toute décision. “C’est un ultime geste de générosité, une très jolie façon pour les défunts de réconforter les vivants en un moment difficile”, a déclaré pour sa part le révérend Vernon Marshall au Daily Telegraph.

Procès de l'ERIKA : les grands ne peuvent pas toujours gagnés !

Pour une fois, le lobbying des grandes compagnies pétrolières n'a pas pu influencer le jugement et clairement ici en désignant les responsabilités de chacun des acteurs. 
Les pressions, les sociétés écrans, les parapluies juridico-économiques n'ont pas portés atteinte à l'intégralité et le bon sens du procès qui a abouti à un jugement exemplaire.  Ce qui prouve qu'on ne badine plus avec l'intégralité des écosystèmes comme on le faisait il y a 20 ans.  Les mentalités changent et la règle du pollueur, payeur, aura dans ce procès pris tout son sens. Cedmind

Je vous invite à lire l'article

Procès de l'Erika : Lourdes condamnations et atteinte à l'environnement reconnue

crédits : © MARINE NATIONALE / STEPHANE MARC

Quatre responsables, huit ans après les faits. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, hier, son jugement dans l'affaire du naufrage du pétrolier maltais. En sombrant, le 12 décembre 1999 au large de la Bretagne, l'Erika avait provoqué une vaste marée noire touchant 400 kilomètres de côtes. Et, après sept mois de délibéré, sur quinze prévenus, le tribunal n'a condamné que quatre personnes morales et physiques. Parmi elles, Total et la société de classification italienne Rina, qui devront payer, chacune, 375.000 euros d'amende pour pollution maritime. Toutes deux ont, en revanche, été relaxées du chef d'inculpation de mise en danger de la vie d'autrui. On notera également que le groupe pétrolier français n'est pas condamné en tant qu'affréteur de l'Erika. En effet, sa filiale Transport, responsable de cette activité, a été relaxée. Total SA a, en fait, été jugé coupable concernant le vetting - processus par lequel une société pétrolière détermine si un navire peut être utilisé à l'affrètement pour ses besoins. Selon le juge, le groupe ne pouvait donc ignorer l'état et l'histoire du navire. « Après coup on peut toujours dire qu'on devait savoir mais, en réalité, on ne pouvait pas savoir parce que c'était un vice qui affectait les structures. La corrosion des structures est la conséquence de mauvais travaux qui ont été faits, d'après ce que dit le tribunal, et ça, on ne pouvait pas le deviner », a martelé hier maître Daniel Soulez-Larivière, l'un des avocats du géant pétrolier. Ce dernier, dans un communiqué, « regrette la décision du tribunal correctionnel de Paris le condamnant à titre pénal et civil pour délit de pollution, d'autant que le tribunal reconnaît que la véritable cause du naufrage est extérieure à Total. Le tribunal établit que l'état de corrosion des structures du navire a causé son naufrage et résultait de fautes caractérisées que Total ne pouvait pas connaître ».
Les deux autres condamnés sont l'armateur italien du tanker, Giuseppe Savarese, et son gestionnaire, Antonio Pollara, jugés coupables de l'état du navire. Ils devront payer, chacun, de 75.000 euros d'amende.
En revanche, les trois officiers de marine chargés des secours et le capitaine indien de l'Erika ont été acquittés. Karun Mathur est non seulement relaxé mais reconnu comme l'une des victimes du naufrage. A ce titre, il sera donc indemnisé.

192 millions d'euros de dommages et intérêts

Etat, collectivités locales, groupements professionnels, associations environnementales... En tout, une centaine de parties civiles étaient représentées durant ce procès, qui a duré de février à juin 2007. Et, sur le milliard d'euros de dommages et intérêts réclamés, 192 millions leur ont été accordés par le tribunal. Les prévenus devront, solidairement, s'acquitter de cette facture en plus de leurs amendes. Sur cette somme, 154 millions sont attribués à l'Agent judiciaire du Trésor (au titre du préjudice matériel), 24 millions au titre de l'atteinte à l'image des régions, départements et communes touchées ; 10 millions au titre des préjudices matériels divers pour les collectivités, associations et professionnels ; ainsi que 380.500 euros pour les professionnels et associations, au titre du préjudice moral. L'atteinte à l'image de marque des communes touchées a, notamment, été prise en compte. Ainsi, la ville de la Baule est indemnisée à hauteur de 1.5 million d'euros. De son côté, la Ligue de Protection des Oiseaux va toucher 800.000 euros. « Il était temps de reconnaître une valeur au vivant non commercial, c'est-à-dire ce qui n'est pas la moule, l'huître et le poisson. Les animaux, les végétaux sont pris en compte et c'est tout à fait remarquable », a déclaré à la sortie du tribunal Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO.

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14:55 Écrit par Soif de Savoir dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catastrophe, proces, maree noire, erika, exemplaire |  Facebook |

08/01/2008

Un labtop 100% recyclable

Un ordinateur totalement recyclable

Asus a associé l'élégance des matières naturelles et les nouvelles technologies pour créer cet ordinateur portable respectueux de l'environnement. L'innovation esthétique ne laisse pas indifférent, sans compter les perspectives ecologiques et les performances toujours au rendez vous avec Asus.
© asus recyclable
 

Enfin, les constructeurs d’ordinateurs se mettent au vert ! Et c’est Asus qui ouvre le bal avec son “Ecobook” ! Un ordinateur totalement recyclable, fait de carton et de bambou ! Annoncé pour janvier 2008, il est plein de bonnes idées qui en font une machine à la fois respectueuse de l’environnement et performante !

L’Ecobook a été pensé pour être totalement recyclable et limiter sa consommation d’énergie. Sa coque est entièrement constituée de Bambou, matériau à la fois naturel et hyper élégant, tandis que les joints d’assemblage sont en carton. Mais l’innovation ne s’arrête pas là.

Toutes les pièces plastiques de l’Ecobook sont recyclables et ont été numérotées pour faciliter leur récupération ainsi que leur remplacement. Comme Asus a fait en sorte que son ordinateur soit aussi simple à démonter que possible, pour faciliter l’ajout de nouveaux composants et ainsi prolonger sa durée de vie.

Enfin, aucun revêtement et aucune peinture n’ont été utilisées afin de faciliter le recyclage des pièces et d’éviter tout déchet chimique.

Source : Gabon dépêche

00:25 Écrit par Soif de Savoir dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : recyclage, asus, bambou, bamboo |  Facebook |

04/01/2008

Curiosité mal placée ou comment transformer de vrais chercheurs en de faux trouveurs

Cette étude établira bientôt une correlation entre le curretage de la narine droite par l'auriculaire gauche et une augmentation de 30% de la créativité dans les deux mois qui suivent. 
Ne serait-il pas plus sérieux d'apprendre à nos chercheurs ou d'atiser nos chercheurs à dialoguer et partager leurs résultats et réflexions ? 
Ce qui fait un bon chercheur, qui trouve et développe une innovation en R&D c'est justement sa capacité à être curieux et à synthétiser des informations et données provenant de domaines parfois très différents.  La curiosité permet d'ouvrir des portes et la synthèse de ne plus seulement voir la tranche du saucisson mais le saucisson dans son entièreté...  Ce qui fait parfois défaut à certains chercheurs... 
Evidemment cela n'engage que moi.  Bonne lecture.



Le laboratoire " Big Brother " de NEC

02/01/2008-16h39 - Kenji Hall (BusinessWeek) - © BusinessWeek

Pour encourager l'innovation et comprendre comment naissent les bonnes idées, NEC crée un laboratoire dans lequel les chercheurs sont surveillés par des procédés de haute technologie.
On savait déjà qu'un employeur peut lire les e-mails de ses employés et contrôler chaque clic de souris. Mais que se passera-t-il quand la surveillance se fera au-delà de l'écran d'ordinateur ?

Cela ressemble à un cauchemar digne de George Orwell, et pourtant NEC a sauté le pas. L'entreprise japonaise en est persuadée, l'écoute discrète de ses chercheurs autour de la machine à café ou lors de leurs séances de brainstorming, voire la connaissance de leurs lectures personnelles, tout cela peut aider l'entreprise à devenir leader dans le domaine de l'innovation high-tech. C'est en parfaite conscience que la société japonaise est passée à l'acte en créant le Computers & Communications (C&C) Innovation Research Lab (Laboratoire de recherche et d'innovation informatique) sur un site en périphérie de la ville japonaise de Nara.

Pour NEC, le gros de l'opération a consisté à câbler un réseau high-tech dans un laboratoire tout en le truffant de caméras de surveillance, de micros et de capteurs. Deuxième étape de l'opération : inviter des chercheurs du monde entier à venir y travailler. Certains objecteront une atteinte à la vie privée, mais les dirigeants de NEC affirment que des mesures de prévention ont été prises pour rassurer ceux qui craignent un environnement de type " Big Brother ".

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22/10/2007

Les «4 D» briseurs de PME

Par Charles Markowicz, Associé-Costmasters, Comptable-fiscaliste IPCF

chm@costmasters.com

12:44 - 10/10/2007
Copyright © L'Echo

Infarctus, accident de roulage, maladie, démission ou conflit familial sont autant d'événements, souvent imprévus mais pas imprévisibles, qui peuvent instantanément jeter une PME dans la confusion. Ils relèvent des «4 D» : Décès, Divorce, Défaillance et Départ.

(l'écho) - Concevoir la matérialisation d'un tel événement est déplaisant, c'est entendu. Mais lorsqu'il heurte une entreprise dont les propriétaires n'ont pas mis en place de plan pour en gérer les conséquences, c'est souvent le drame: désorganisation, pertes d'opportunités d'affaires, de clients et parts de marchés, chute du moral des collaborateurs ou de la productivité sont les moindres des répercussions.

Sous un autre angle, une discorde familiale ou entre partenaires est loin d'être improbable. Lire la suite de l'article...

09:48 Écrit par Soif de Savoir dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : entreprendre, faillite, pme |  Facebook |

12/09/2006

11 septembre vrai ou faux ?

Le 11 septembre était-il un travail d’initié ?

 

par Kim Bredesen

 

Le 22 aout 2006

Le monde diplomatique (édition norvégienne), édition noorvégienne, Oslo, juillet 2006.


De plus en plus les gens aux USA sont convaincus que les autorités usaméricaines dissimulent leur participation à la tragédie du 9/11. Les déclarations des témoins, estampillées confidentielles pendant plusieurs années, prouvent maintenant que la démolition contrôlée a peut-être eu lieu. Le gouvernement US avait de longue date prévu un tel incident -- comme l’indique le document de défenses républicain Reconstruction de l’Amérique de 2000. L’organisation 9/11Truth croit que les USA ont probablement orchestré un incident de ce genre pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan, comme pour restreindre des libertés civiquees US par l’introduction du Patriot Act. Il apparaît maintenant qu’en 1962 le chef militaire le plus haut d’Amérique conçut un plan d’attaque préméditée sur les Usaméricains, qui impliquait d’abattre un avion de ligne, de sorte que la responsabilité puisse être portée sur Cuba. Alors pourquoi cela devrait-il être exclu aujourd’hui ? Beaucoup croient aussi que les renseignements pakistanais ont coopéré avec la CIA et Al Qaïda parce qu’ils ont transféré d’importantes sommes d’argent au pirate de l’air Mohamed Atta dans les jours débouchant sur le 9/11. Ils ont même eu Ben Laden sous surveillance durant la durée de ses soins dans un hôpital militaire de Peshawar au Pakistan, en septembre 2001.


La plupart d’entre nous auraient trouvé étrange que l’impact d’un avion de ligne soit insuffisant pour faire s’effondrer un gratte-ciel. Donc, peu doutèrent de ce qui frappa les tours jumelles le 11 septembre 2001, ou de l’identité des malfaiteurs. Cependant, les années passant, plusieurs personnes et groupes, en Amérique du Nord et en Europe, commencèrent à douter que cela soit forcément exact. Pour eux, un ensemble de circonstances contradictoires entourant les attaques ne correspondent pas aux explications des autorités américaines et de la Commission sur le 11 septembre nommée par le Congrès. [1] L’une des raisons principales de ce doute est qu’il y a des témoins du 11/9 qui décrivent des événements ne correspondant pas à ceux de l’histoire officielle. [2] Un exemple est donné par les spectateurs qui ont entendu et vu ce qu’ils pensaient être des explosions autour des tours jumelles avant que les avions les heurtent. Des policiers pensèrent qu’elles ressemblaient " à des implosions planifiées ". [3] Le pompier Richard Banaciski déclara ceci : " Cela ressemblait à ce qu’on voit à la télévision quand ils font sauter ces bâtiments. Cela semblait provenir de tout autour comme une ceinture, toutes ces explosions. " Stephen Gregory, le Commissaire Assistant au Feu déclara : " J’ai vu un flash flash flash au niveau le plus bas du bâtiment. Vous savez, comme quand ils démolissent un bâtiment ". [4]

Un autre témoignage controversé est venu de William Rodriguez, l’ouvrier d’entretien qui travaillait dans la tour nord le 11/9. Dans une interview au New York Magazine, [5] il déclara avoir entendu en premier une énorme explosion alors qu’il était au second sous-sol du gratte-ciel et témoigna de l’aspect des victimes, la peau brûlée de leurs bras par le feu dans la cage d’ascenseur. Après l’explosion au second sous-sol il en entendit une autre au dessus. C’était le Boeing 767. William fut le dernier rescapé survivant au Ground Zero du WTC. Il fut salué comme héros et invité à visiter George Bush et la Maison Blanche. Plus tard, lorsqu’il tenta de donner de la publicité à son histoire d’explosion au second sous-sol, il fut rejeté par les autorités usaméricaines. Il a maintenant entamé une poursuite judiciaire contre ces mêmes autorités sous le Statut RICO, une action judiciaire conçue à l’origine pour poursuivre les familles de la Mafia.

A côté des rapports de témoins décrivant une démolition contrôlée des tours jumelles avec des explosifs, des critiques de l’administration Bush croient il y a plusieurs ensembles de circonstances entourant le 11/9 qui donnent de bonnes raisons de suspecter la véracité de l’histoire officielle. C’est un fait qu’aucun des quatre avions détournés ne fut arrêté par les avions de combat. Cela combiné au fait que la majorité de l’Armée de l’Air était engagée dans des exercices militaires, donna poids au soupçon que la force de défense aérienne usaméricaine avait donné l’ordre de " se retirer " de sorte que les attaques terroristes puissent se dérouler sans encombre. Une autre événement suspect est que le WTC 7 -- aussi connu sous le nom de Bâtiment 7 -- un gratte-ciel de 47 étages, s’effondra sans avoir été heurté par les avions. Réciproquement, les bâtiments adjacents sont toujours intacts.

Alors qu’elle arrive toujours à prévenir des attaques, l’Agence de Sécurité Nationale (NSA) prétend avoir surveillé les conversations entièrement traduites en été 2001 - en temps réel - entre Mohamed Atta et Khalid Cheikh Mohamed, ayant soulevé des inquiétudes. Dans l’une des conversations, Khalid a soi-disant donné à Atta le feu vert pour les attaques ; la NSA devait donc être prévenue.

En rapport avec les enquêtes qui auraient pu mener à l’arrestation des pirates de l’air, l’agent Colleen Rowley du FBI prétend que les directeurs du FBI ont intentionnellement empêché ses investigations sur Zacarias Moussaoui -- alors qu’il fréquentait l’école de vol de Minneapolis. Ils ont fait cela en dépit des avertissements reçus des renseignements français. Rowley croit que si le FBI avait approuvé son enquête, il aurait pu découvrir les plans de Moussaoui comme ceux de plusieurs autres pirates de l’air inscrits dans les écoles de vol. [6] Certains croient que les importantes sommes d’argent transférées par les renseignements pakistanais (ISI) à Mohamed Atta les jours avant le 11/9 sont la preuve de la coopération entre l’ISI, la CIA, et Al Qaïda. [7]

Il peut aussi sembler suspect que George Bush maintint les autorités américaines dans une recherche allégée d’Oussama Ben Laden, le principal suspect derrière le 11 septembre. Le Général Richard Myers déclara aussi que la guerre en Afghanistan ne concernait pas la recherche de Ben Laden. [8] Un ancien agent de la CIA, Gary Berntsen, déclara en outre que l’administration Bush laissa Ben Laden s’évader quand il fut acculé dans une poche des montagnes de Tora Bora en Afghanistan en 2001. [9] Il est aussi connu que les renseignements usaméricains eurent la parfaite connaissance de l’endroit où était Ben Laden dès juillet 2001 quand il fut soigné pour ses reins dans un hôpital usaméricain de Dubaï aux Emirats Arabes Unis. [10] Quelques mois plus tard, en septembre, il reçut aussi des soins dans un hôpital militaire de Peshawar au Pakistan, sous la surveillance du renseignement pakistanais. [11]

L’existence des circonstances et des témoignages qui contredisent les aspects de l’histoire officielle mena quelques personnes et groupes à rechercher des explications alternatives sur ce qui arriva le 11/9. Une véritable jungle des théories sur ce qui se produisit vraiment aux USA il y a cinq ans prit naissance. Des théories déployées dans plusieurs directions se relièrent ensemble. Une comparaison des différents avis est présentée dans le livre " New Pearl Harbor - Questions inquiétantes au sujet de l’Administration Bush et du 11/9 " (2004), par David Ray Griffin, professeur de théologie à Claremont en Californie. Il présente un prémisse clef dans le livre : La responsabilité des attaques du 9/11 peut largement être attribuée à d’anciens membres néo-conservateurs du groupe d’experts (think tank) " Projet pour un Nouveau Siècle Américain " (PNAC), devenus maintenant acteurs principaux de l’administration Bush. Dans le document " Reconstruire les Défenses de l’Amérique : Stratégies, Forces et Ressources pour un Nouveau Siècle Américain " (2000), [12] écrit par des membres du PNAC, on peut lire : " Le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, est susceptible d’être long, en l’absence d’un événement catastrophique catalyseur comme un nouveau Pearl Harbor ".

Le titre du livre de Griffin se réfère aux déclarations du PNAC sur la transformation de l’Amérique militaire nécessitant " un nouveau Pearl Harbor ". Griffin regarde cette citation à la lumière du principe judiciaire du cui bono ? [à qui profite le crime ?] et conclut que le 11/9 était précisément le catalyseur dont l’administration Bush avait besoin. Pour Griffin, il est donc probable que les USA ont orchestré un incident de ce genre pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan, comme la réduction des libertés civiques aux USA par l’introduction du Patriot Act. Qu’ils ont choisi d’envahir des pays du Moyen-Orient en considérant cela comme une simple extension de la coopération que les USA avaient déjà avec l’élite du pouvoir d’Arabie Saoudite, des renseignements pakistanais (ISI), du régime taliban, et des régimes d’Asie Centrale. Et pour Griffin, l’ordre du jour au Moyen-Orient et en Asie Centrale est tout à fait évident : c’est le contrôle de la production et du transport de pétrole par l’intermédiaire des pipelines et des camions-citernes. Griffin ne pointe aucun personnage spécifique responsable de l’organisation des attaques du 11/9. Il déclare seulement qu’il y a différents avis sur cette question.

Pour certains, la spéculation sur l’identité de ces responsables tourne autour des agences de renseignement telles que la NSA, le FBI, et la CIA. D’autres croient que c’est la Maison Blanche. Un troisième groupe croit que différents personnages comme Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Jed Bush, George Tenet, et Donald Rumsfeld, sont les vrais architectes des attaques. Alternativement, d’autres combinaisons possibles de malfaiteurs et organismes ont pu travailler ensemble. Dans son document, " Quel est votre niveau ‘HOP’ ? [HOP désigne les quatre catégories décrites ci-dessous] " [13] Nicholas Levis classe les avis sur les attaques en quatre catégories principales :

L’histoire officielle : Oussama Ben Laden est le responsable, du détournement des avions par dix-neuf fondamentalistes musulmans, la Maison Blanche n’ayant reçu aucun avertissement

La théorie de l’incompétence : Accepte l’histoire officielle mais blâme la Maison Blanche, le FBI, la CIA, la NSA, et les autres, pour ne pas avoir suivi les nombreux avertissements. C’est la ligne prise, avec une énorme affaire de dissimulation et de changements de direction, dans le rapport de la Commission sur le 11/9. LIHOP (" Laissons-les Arriver au But " ) : Il y a un certain nombre de variations sur celle-ci. Il y est principalement sujet de la manière dont les factions des autorités usaméricaines et le secteur privé se rendaient compte des plans des pirates de l’air mais n’ont rien fait pour les arrêter, puisque le 11/9 était en conformité avec les objectifs politiques. MIHOP (" Les faire arriver au but ") : Les autorités US ou des forces privées ont projeté et effectué les attaques.

Pour les sceptiques, le dénominateur commun est leur croyance qu’au moins un des éléments de la présentation officielle du 11/9 est inexact. Pour ceux qui versent dans l’hypothèse radicale MIHOP, un prémisse principal est que les tours jumelles -- incluant le bâtiment 7 -- s’effondrèrent par démolition contrôlée avec des explosifs : que c’était un travail d’initié. La partie des interprétations techniques de cette déclaration fut directement réfutée dans un rapport d’environ 10 000 pages, écrit par le National Institute of Standards and Technology (NIST), qui prétendit que ce fut le carburant des avions de lignes qui perturba la structure des tours et que cela les fit par la suite s’effondrer. [14] Le NIST ne peut pas donner d’explication satisfaisante sur pourquoi le troisième bâtiment, le WTC 7, s’est effondré sans avoir été heurté par un avion. [15] Steven E. Jones, Professeur de physique à Brigham Young University dans l’Utah, rejette les déclarations du NIST au sujet des tours jumelles. Il dit, par exemple, comment des témoins oculaires ont observé que l’acier de chacun des trois gratte-ciel avait fondu (dans certains cas, l’acier fut trouvé incandescent jusqu’à trois semaines après l’attaque) et avait été tordu d’une manière qui peut avoir été provoquée seulement par ce qu’il décrit comme des " charges de découpe " installées au préalable. Selon Jones, ces charges se composaient de thermite, HMX, ou RDX, des substances explosives utilisées seulement dans les démolitions contrôlées. Un autre point important pour Jones est que les feux dans les bâtiments et le carburant des avions de ligne (la température maximale pour le carburant d’avion est de 1000 degrés Celsius) n’ont pas produit de chaleur suffisante pour faire fondre l’acier -- qui exigerait des températures de 1550 à 1990 degrés Celsius -- pendant l’heure ou l’heure et demie qui mena à l’effondrement des tours jumelles. [16] Les déclarations de Jones sont soutenues par les données de l’ingénieur Jim Hoffman. Après l’analyse de vidéos et de photos des événements, Hoffman conclut que chacun des trois bâtiments est tombé presque symétriquement, à une vitesse proche de la chute libre, et directement en bas sur leurs propres fondations. Selon Hoffman, la vitesse de l’effondrement, la pulvérisation du béton en poudre " laiteuse ", et la présence de nuages de poussière horizontaux observés à côté du WTC 7, sont associées à l’utilisation d’explosifs placés à l’avance dans les bâtiments. [17]

Beaucoup ne croient plus l’explication officielle et sont convaincus que l’effondrement des tours était un travail d’initié -- soit que les autorités " ont laissé faire " soit qu’elles " l’ont fait ". Beaucoup ayant placé leur confiance dans d’autres hypothèses ont joint leur force sous la protection de l’organisation 9/11Truth [18] -- une organisation ad hoc formée pour exister jusqu’à ce que la dernière question sans réponse au sujet du 11/9 obtienne sa réponse. 9/11Truth a rassemblé un groupe représentatif de la société ; des membres avec différentes allégeances politiques dirigent les mêmes organismes et groupes de pression. Cette coopération est principalement centrée sur des réunions, des manifestations, la production des films documentaires, des forum Internet, des publications en ligne, et des conférences. Au Royaume-Uni, une branche locale de 9/11Truth appelée JulySeventhTruth [19] a été montée. Elle est nommée ainsi parce qu’elle cherche à rassembler ce qui est arrivé lors les attaques terroristes à Londres le 7 juillet 2005.

Chaque dimanche, Les Jamieson, le porte-parole médiatique de NY9/11Truth, aide à organiser des manifestations à Ground Zero ou des conférences à l’église Saint Mark, rendue disponible par le prêtre, Frank Morales. Jamieson a été interviewé par Le Monde diplomatique :

LMd : Le 11/9 représente-t-il une justification supplémentaire pour la guerre ?

LJ : Non. Il est récemment apparu, ici aux USA, que les autorités avaient projeté la mise en scène d’une opération similaire, l’opération Northwoods : un plan fut conçu en 1962 par les chefs militaires US de plus hauts rang. Le plan était d’organiser une attaque terroriste intérieure, sur la côte de Floride, où des Usaméricains seraient tués, un avion de ligne abattu, un bateau coulé -- et tout la responsabilité serait portée sur les Cubains. Ainsi cela n’a rien de neuf, cela fut fait avant.

LMd : Comment un gouvernement peut-il devenir cynique ?

LJ : C’est aussi un mensonge qui a permis de déclencher la guerre du Vietnam -- les événements du Golfe du Tonkin. On signala que les torpilleurs vietnamiens avaient tiré sur des navires usaméricains dans le Golfe du Tonkin. Mais ces rapports étaient factices. Le Président Lyndon B. Johnson et le ministre des affaires étrangères Robert McNamara exploitèrent ces rapports pour faire passer la Résolution du Golfe du Tonkin au Congrès -- en fait une déclaration de guerre. 50.000 Usaméricains sont morts, des centaines de milliers tragiquement affectés. L’herbicide Agent Orange fut utilisé pour empoisonner les fermes et l’usage de la terre. C’est ce qui arrive quand les gouvernements et l’élite au pouvoir orchestrent des guerres. Il y a vraiment un degré du mal, une répugnance de l’humanité. C’est pourquoi Henry Kissinger a dit une fois à propos de la guerre Irak-Iran : " J’espère qu’ils se tueront l’un l’autre ", ou : " Le pétrole est un produit beaucoup trop important pour le laisser aux mains des Arabes ".

LMd : Est-il de même possible de suggérer qu’il pourrait y avoir un groupe secret relié au gouvernement, un " Etat dans l’Etat ", qui a projeté et a provoqué le 11 septembre ?

LJ : Oui. On doit se rappeler qu’il y a des groupes privés d’agents, des armées privées qui existent hors du champ de vision du Congrès. Ils effectuent des opérations secrètes au coeur de la CIA, et ont tous des contact avec le gouvernement usaméricain, qui pour sa part, n’a aucune connaissance de ce qui se passe. Cela se produit depuis les années 50. Quand Dwight Eisenhower a quitté la présidence il a dit qu’on devrait être vigilant sur le contrôle des activités du complexe militaro-industriel. A ce jour, nous avons toujours un gouvernement de l’ombre, un gouvernement invisible et nous croyons que celui-ci collabore avec des éléments au sein des agences de renseignement, MI5, MI6, et peut-être Mossad. Le MI5 et la CIA travaillent certainement ensemble en adaptant l’ordre du jour pour l’élite du pouvoir international.

LMd : Ne craignez-vous pas d’être catalogué comme théoricien de conspiration ?

LJ : L’expression " théorie de la conspiration " doit aussi être comprise comme une stratégie des mass-médias et de l’élite du pouvoir pour semer des graines de doute sur ce genre d’information. Le fait est que, au contraire, il y a une panoplie d’exemples sur la vraie conspiration des autorités. Par exemple, l’affaire Iran-Contra était le résultat d’une énorme conspiration qui permit par la vente de stupéfiants d’armer les Contras [terroristes contre-révolutionnaires combattant le régime sandiniste au Nicaragua sous la présidence de Ronald reagn, NDLR Quibla]. Et nous avons le scandale de la BCCI en 1991 -- un important scandale d’opérations bancaires. Il y a aussi le vote en Floride en 2000 et en Ohio en 2004. Si on étudie ces choses, la gigantesque conspiration peut être découverte. Que diriez-vous de tous les mensonges qui ont mené à l’invasion de l’Irak ? Il nous a été dit que les armes de destruction massives existaient certainement et que Saddam avait tenté d’acheter le " yellow cake " [minerai d’uranium] du Nigeria. Tout était mensonges et tromperies. Ces sortes de faits ont besoin d’être concoctés ! La version officielle du gouvernement américain sur ce qui arriva le 11/9 est une scandaleuse théorie de conspiration ; elle ne doit pas être crue ! Dans notre organisation nous sommes des détectives et des investigateurs. Nous remontons une théorie et sommes en fait extrêmement rigoureux pour trouver la meilleure analyse possible. Jamieson n’est pas le seul à souscrire à de telles théories. La participation de nombreux groupes communautaires et de services personnels reliés à 9/11Truth a produit une piste de recherches et d’articles. Un groupe appelé " Erudits pour 9/11Truth " se décrit comme "... une association indépendante de corps enseignants, d’étudiants, et d’érudits, dans des domaines aussi divers que l’histoire, la science, les affaires militaires, la psychologie, et la philosophie, consacrée à exposer les mensonges et à révéler les vérités derrière le 11/9. " [20] Elle a été créée par le Professeur de philosophie James H. Fetzer et le Professeur de physique Steven E. Jones - c’est le le plus important mouvement d’experts sur l’effondrement des tours jumelles. Le dernier travail sera édité en septembre, une contribution à l’anthologie 9/11 & American Empire : Intellectuals Speak Out (eds. David Ray Griffin et Peter Dale Scott, 2006).

Nafeez Mosaddeq Ahmed [21] a publié l’un des premiers livres remettant en cause la version officielle du 11/9 : " The War on Freedom : How and Why America was Attacked, September 11th, 2001 " (2002). Il exprime de profondes critiques sur la politique étrangère usaméricaine, amenant aux suites du 11/9. Paul Thompson, des Erudits pour 9/11Truth, est l’auteur de " The Terror Timeline. A Comprehensive Chronicle of the Road to 9/11 ". C’est une collection complète d’essais concernant le 11/9. Thompson travaille au Centre for Cooperative Research. David Ray Griffin (voir ci-dessus) est un autre membre parlant beaucoup des Erudits pour 9/11Truth. Griffin est aussi une force dynamique derrière le réseau d’organisation MUJCA -- un forum de discussion pour les chrétiens, les juifs, les musulmans, et d’autres croyants, qui sont sceptiques sur l’explication officielle du 9/11. La tête de l’organisation est l’intellectuel Faiz Khan, docteur et imam, qui travaille dans un hôpital juif de New York. Dans l’essai " La paralysie du discours ; L’incompétence du milieu universitaire, et le besoin de diagnostic précis ", [22] il argue du fait que le 11/9 a hâté une simplification du langage et des idées au sujet de ce que signifie être musulman et arabe -- particulièrement quand les musulmans du monde entier doivent être jugés responsable des actions faites par une petite minorité de terroristes. Khan croit que les pirates de l’air étaient plus probablement de " faux " musulmans, c’est-à-dire qu’ils n’étaient pas musulmans dans leurs croyances, de la même façon que la politique étrangère usaméricaine est très peu usaméricaine [l’administration Bush n’est pas le peuple américain]. Il croit que reprocher les attaques terroriste à quelque chose d’aussi diffus qu’un " réseau islamique militaire ", équivaut à une abdication des responsabilité US, puisque ces derniers travaillent en tandem avec l’ISI (renseignement pakistanais) et l’Arabie Saoudite pour constituer ces réseaux.

Cet article est fait à la seule initiative de l’édition norvégienne de Le Monde diplomatique.
Le Monde diplomatique, édition norvégienne, Oslo, juillet 2006. Source : www.eurozine.com Original norvégien : www.diplo.no Traduit du norvégien en anglais par Nicole Fishlock et de l’anglais en français par Pétrus Lombard pour quibla.net.

[1] Le titre complet de la Commission est : La Commission nationale sur les attaques terroriste sur les USA. Leur rapport peut être téléchargé ici : http://www.9-11commission.gov/report/index.htm
[2] Lire divers récits semblables de témoins dans les transcriptions des enregistrements faits par le Département du Feu de New York :
http://graphics8.nytimes.com/packages/html/nyregion/20050812_WTC_GRAPHIC/met_WTC_histories_full_01.html
[3] Voir l’article : "Everyone was screaming, crying, running. It’s like a war zone", The Guardian 12 septembre 2001.
http://www.guardian.co.uk/september11/story/0,11209,600839,00.html
[4] Les témoignages des deux pompiers sont sur ce site :
http://www.911truth.org/article.php?story= 060118104223192
[5] Mark Jakobson, "The Ground Zero Grassy Knoll" dans New York Magazine 27 mars 2006.
http://www.newyorkmetro.com/news/features/16464/index.html
[6] See article, "Why Didn’t the FBI Fully Investigate Moussaoui ?" in Time Magazine, 23 May 2002. http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,249500,00.html
[7] Griffin, David Ray (2004) : The New Pearl Harbor - Disturbing Questions about the Bush Administration and 9/11, Publication Ariss, pages 109-110.
[8] Ibid. Page 107.
[9] Voir l’article, "Eksagent saksøker CIA", Aftenposten, 29 juillet 2005. http://www.aftenposten.no/nyheter/uriks/terror/article1087864.ece
[10] Anthony Sampson : "CIA agent alleged to have met Bin Laden in July", The Guardian, 1 novembre 2001, http://www.guardian.co.uk/waronterror/story/0,1361,584444,00.html
[11] Voir l’article, "Overt assistance from Pakistan may bring dire consequences" dans Jane’s Intelligence Digest, publié le 20 septembre 2001. http://www.janes.com/security/international_security/news/jid/jid010920_1_n.shtml
[12] Fra Kap.V, "Creating Tomorrow’s Dominant Force in the Document Rebuilding Amercia’s defenses : Strategies, Forces and Resources for a New American Century", publié en septembre 2000 par Project for a New American Century, pages 50-51.
[13] Levis Nicholas, "What is your ’HOP’-level ?", cité par Mark Jakobson : "The Ground Zero Grassy Knoll" dans New York Magazine le 27 mars 2006.
[14] Voir : http://fire.nist.gov/bfrlpubs/fire05/art119.html
[15] Cela est déclaré par le Dr. Sunder qui dirige l’enquête sur le Bâtiment 7 pour le NIST, dans l’article "The Ground Zero Grassy Knoll" dans New York Magazine du 27 mars2006.
[16] Voir :
http://www.physics.byu.edu/research/energy/htm7.html
[17] Voir :
http://en.wikipedia.org/wiki/Steven_E._Jones
[18] Voir :
http://www.911truth.org/
[19] Voir :
http://julyseventh.co.uk/
[20] Voir :
http://www.scholarsfor911truth.org/
[21] Directeur exécutif de l’Institute for Policy Research and Development (IPRD), relié aussi à 9/11Truth, critique des médias et activiste des droits humains à Londres. Il était précédemment chercheur pour la Islamic Human Rights Commission (IHRC) basée à Londres.
[22] Voir : http://www.mujca.com/muslims.htm

 

09:36 Écrit par Soif de Savoir dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 11 septembre, usa, al quaida, ben laden, tour |  Facebook |