26/12/2007

Les Vers Dorés de Phytagore

Une douce ballade qui nous rappelle que la sagesse est un idéal qu'il est bon d'essayer d'atteindre et que la vie reste une éternelle école où tous les jours il nous faut apprendre à être des Hommes. 




Les Vers Dorés de Phytagore 


Préparation. 

Rends aux Dieux immortels le culte consacré ;

Garde ensuite ta foi: Révère la mémoire

Des Héros bienfaiteurs, des Esprits demi-Dieux..
 

Purification
 

Sois bon fils, frère juste, époux tendre et bon père

Choisis pour ton ami, l’ami de la vertu ;
Cède à ses doux conseils, instruis-toi par sa vie,
Et pour un tort léger ne le quitte jamais ;
Si tu le peux du moins : car une loi sévère
Attache la Puissance à la Nécessité.
Il t’est donné pourtant de combattre et de vaincre
Tes folles passions : apprends à les dompter.
Sois sobre, actif et chaste ; évite la colère.
En public, en secret ne te permets jamais
Rien de mal ; et surtout respecte-toi toi-même.
Ne parle et n’agis point sans avoir réfléchi.
Sois juste. Souviens-toi qu’un pouvoir invincible
Ordonne de mourir ; que les biens, les honneurs
Facilement acquis, sont faciles à perdre.
Et quant aux maux qu’entraîne avec soi le Destin,
Juge-les ce qu’ils sont : supporte-les ; et tâche,
Autant que tu pourras, d’en adoucir les traits :
Les Dieux, aux plus cruels, n’ont pas livré les sages.
Comme la Vérité, l’Erreur a ses amants :
Le philosophe approuve, ou blâme avec prudence ;
Et si l’Erreur triomphe, il s’éloigne ; il attend.
Ecoute, et grave bien en ton coeur mes paroles :
Ferme l’oeil et l’oreille à la prévention ;
Crains l’exemple d’autrui ; pense d’après toi-même:
Consulte, délibère, et choisis librement.
Laisse les fous agir et sans but et sans cause.
Tu dois dans le présent, contempler l’avenir.
Ce que tu ne sais pas, ne prétend point le faire.
Instruis-toi : tout s’accorde à la constance, au temps.
Veille sur ta santé: dispense avec mesure,
Au corps les aliments, à l’esprit le repos.
Trop ou trop peu de soins sont à fuir ; car l’envie,
A l’un et l’autre excès, s’attache également.
Le luxe et l’avarice ont des suites semblables.
Il faut choisir en tout, un milieu juste et bon.

Perfection. 

Que jamais le sommeil ne ferme ta paupière,
Sans t’être demandé : Qu’ai-je omis ? qu’ai-je fait ?
Si c’est mal, abstiens-toi : si c’est bien, persévère.
Médite mes conseils ; aime-les ; suis-les tous :
Aux divines vertus ils sauront te conduire.
J’en jure par celui qui grava dans nos coeurs,
La Tétrade sacrée, immense et pur symbole,
Source de la Nature, et modèle des Dieux.
Mais qu’avant tout, ton âme, à son devoir fidèle,
Invoque avec ferveur ces Dieux, dont les secours
Peuvent seuls achever tes oeuvres commencées.
Instruit par eux, alors rien ne t’abusera :
Des êtres différents tu sonderas l’essence ;
Tu connaîtras de Tout le principe et la fin.
Tu sauras, si le Ciel le veut, que la Nature,
Semblable en toute chose, est la même en tout lieu :
En sorte qu’éclairé sur tes droits véritables,
Ton coeur de vains désirs ne se repaîtra plus .
Tu verras que les maux qui dévorent les hommes,
Sont le fruit de leur choix ; et que ces malheureux
Cherchent loin d’eux-les biens dont ils portent la source.
Peu savent être heureux ; jouets des passions,
Tour à tour ballotés par des vagues contraires,
Sur une mer sans rive, ils roulent, aveuglés,
Sans pouvoir résister ni céder à l’orage.
Dieu ! vous les sauveriez en désillant leurs yeux...
Mais non : c’est aux humains, dont la race est divine,
A discerner l’Erreur, à voir la Vérité.
La Nature les sert. Toi qui l’as pénétrée,
Homme sage, homme heureux, respire dans le port.
Mais observe mes lois, en t’abstenant des choses
Que ton âme doit craindre, en les distinguant bien ;
En laissant sur le corps régner l’intelligence :
Afin que, t’élevant dans l’Ether radieux,
Au sein des Immortels, tu sois un Dieu toi-même !

00:43 Écrit par Soif de Savoir dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sens, phytagore, ethique, dieu, sagesse, ether |  Facebook |

19/12/2007

Chapitre 2 : Le Bien et le Mal, deux amis, deux ennemis (Part I)

Le Bien et le Mal, deux amis, deux ennemis. (part I)

Nous sommes tous des spécialistes de la Vie, certains, à vrai dire très peu, ont la chance d’être des généralistes.
  Cedmind

Oui nous ne tournons pas tous dans le même sens ni dans la même direction.  Ne dit-on pas que nos voies sont toutes tracées, que dans la vie, il nous faut faire des choix.  Mais elle n’existe pas la vie où tout est prévu, connu ou les conséquences de nos actes sont toutes indiquées et calculées.  Si c’était le cas, notre conscience et la conscience universelle  n’existeraient pas.  La Vie aurait perdue tout son sens et l’Homme n’aurait jamais foulé le sol de notre belle planète.

Le choix de tout acte est lié à son environnement et ce même environnement est lié au choix des autres et de tout ce qui nous entoure à savoir l’Energie, celle qui nous anime.  Il pourrait alors vous venir à l’esprit la question suivante : qu’est-ce qui défini le bon ou mauvais choix ?  A vrai dire, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne question et je ne sais pas s’il y a une réponse et donc une réelle question à se poser. 
Il est peut être plus fondamental de se demander si nous savons ce qu’est le Bien. S’interroger sur ce qui est Bien est impossible sans avoir une opinion sur ce qu’est le Mal ?  Ne parlait-on pas du Souverain Bien ? Pourquoi ?  En réalité qu’est-ce que le Mal ?  Vous l’avez remarqué, je crois dans un concept où tout est à la fois différent et intimement lié pour ne faire qu’Un, ce que j’appelle la Conscience universelle, l’Energie, Dieu.  Mais où est donc la place du Bien et du Mal ?
Imaginons un moment que notre univers connu et inconnu soit une immense molécule en devenir constant, en constante recherche d’équilibre (ce que nous appelons comme tel). Nous sommes tous des électrons, gravitant autour de plusieurs noyaux.  Ces derniers aspirent toujours à un niveau  énergétique stable partagé. Nous pourrions très bien être également ces atomes qui interagissent constamment entre eux.  Ce qui pour certains d’entre nous leur permet de passer à un niveau énergétique supérieur.  Nous échangeons de l’énergie pour qu’ensemble, chacun de nous individuellement possède un niveau d’énergie plus stable que le niveau initial.

(lire la suite très prochainement)

Céderic Doutrelepont -- decembre 2007

00:15 Écrit par Soif de Savoir dans Le livre de l'apprenti | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bien, mal, vie, dualite, unite |  Facebook |

15/12/2007

Avant le départ

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12/12/2007

Poésies - Révolté

R é v o l t é  

Un beau livre souillé par de funestes mains
Des mots noyés dans la boue du langage

Vulgaire, sectaire et pervers, tel est l'esprit humain

Du dictionnaire, il ne reste que quelques pages
 

On ne parle plus d'Amour mais de sexe
L'épicurien obscène ne connaît plus la passion

La tendresse et le romantisme sont aux annexes

Comme le sont les fèces en fin de digestion
 

Belles et fourbes paroles, nécessité au paraître
De politiciens qui ont la vilenie de cacher

De funestes projets où l'humanité de l'Etre 

N'a pas juste raison de s'afficher
 

Certes diriger ne tient pas de l'évidence
Mais devant tant d'ignominie et d'hypocrisie

Comment ne pas être indigné et transi ?

Comment ne pas répondre par l'insolence ?
 

Poésie, tu es la musique du coeur

Musique, triste, sur temps de pluie

Poésie, tu es pleine de douleur

Douleur, de peine, tu reluies
 

Révolte douce et inoffensive dans les actes
Révolte amère et violente dans l'esprit

Pour moi et avec moi, elle se fait pacte

Pour eux et contre eux, elle se fait ennemie

Céderic Doutrelepont - Copyright, 2007

22:52 Écrit par Soif de Savoir dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revolte, combat, courage |  Facebook |

Poésies - Accalmie

Accalmie 

Si les nuages se couvrent de désespoir

Et que les pensées s’habillent de noir

Que le regard oublie la couleur

Pour laisser votre âme en pleurs
 

Luttez face au vent qui fait rage

Au-dehors comme au-dedans

Pensez à combattre l’orage

Qui en vous rugit férocement


Ne regardez pas les blessures derrière vous
Car le temps n’efface pas les tourments

Mais il les apaise doucement

Et laisse un souffle pur devant vous
 

Courez, courez et ouvrez les mains

A la vie, à l’Amour, au bonheur

Laissez-vous charmer par ce parfum

Tel un papillon au paradis des fleurs

Céderic Doutrelepont -- Copyright 2007

22:48 Écrit par Soif de Savoir dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lutte, espoir, courage |  Facebook |

Chapitre 1 : J'ai découvert Dieu par hasard (Part III)

J'ai découvert Dieu par hasard (Part III)

Il est à mes yeux, évident que chacun de nous n’est pas le fruit du hasard et que nous avons tous un rôle à « jouer » sous notre enveloppe humaine, que nous soyons bon ou méchant, beau ou laid, riche ou pauvre.  Nous sommes intimement tous reliés par le lien invisible de la Conscience universelle, Dieu, et nous interagissons tous à des niveaux perceptibles et imperceptibles. 

Tout acte influence notre environnement direct et indirect.  Les notions de temps et d’espace n’ont ici aucune importance.  Je ne veux pas dire que tout est écrit quelque part dans un livre imagé et que nos actes sont dictés par ce qu’on pourrait appelé une fatalité.  Non car la fatalité est une excuse pour refuser de combattre notre ignorance et combattre notre ignorance, c’est se rapprocher de la sagesse.  La sagesse est un idéal en soi.

Ce que je veux dire c’est que naturellement nous sommes amenés à chercher en nous ce qui nous anime (combattre notre ignorance) et que nos actes sont les résultats de cette recherche perpétuelle aussi simple soit-elle.  Le côté naturel de cette quête peut s’illustrer de manière très simple ou très complexe, de manière instinctive ou très réfléchie.  Je peux décider de porter une cueillere à la bouche pour m’alimenter et me rassasier comme je peux réfléchir et mettre au point un nouveau moyen de produire de l’énergie électrique.  Dans les deux cas, je modifie mon environnement, je ne suis qu’une pièce d’un immense puzzle, une pièce qui s’emboîte parfaitement dans une autre et qui invite une autre à me rejoindre pour construire un absolu qui permet de rendre cette Conscience universelle, vivante, à travers nous.  En mystifiant un peu cette réflexion, je pourrais dire que nous rendons Dieu vivant en nous à travers les actes que nous accomplissons.  Vous constaterez peut être que nous tournons en rond.  Vous avez raison à la nuance près que nous ne tournons pas tous dans le même sens ni dans la même direction.

(A suivre très prochainement)

Céderic Doutrelepont -- décembre 2007

08/12/2007

statue l'Elagueur

elagueur 

A. Desenfans, L'élagueur, sept. 2007

 

20:18 Écrit par Soif de Savoir dans Parc Josaphat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parc, statue, josaphat |  Facebook |